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8. Oui à l’amour (même) des ennemis !

Je ne veux « pas rendre le mal pour le mal » (Rm 12,17) mais au contraire, malgré tout, tâcher de continuer à « aimer mes ennemis » (Mt 5,44). Je voudrais les retrouver comme mes amis même si, chez eux et chez moi, notre vie affective et notre conception de l’amitié ont été racornies et rétrécies dans un dogmatisme et un moralisme étroits.

Ces individus n’ont pas du tout eu l’intention d’être mes ennemis, mais la confiance que j’ai mise en elles et mon dévouement ont été trahis. Je ne dois pas cesser de les aimer, mais je m’en suis trop tard distancé. Je veux continuer fortement et sans colère à m’émanciper de leurs influences et des conséquences de celles-ci.

« Honorare omnes homines »

« Respecter, honorer tous les humains », dit saint Benoît dans sa règle des moines (4,8), règle qui a grandement orienté ma vie. Nous pourrons nous interroger plus loin comment cette injonction rejoint le grand commandement : « aimer son prochain comme soi-même » (Mc 12,31 etc.). J’aimerais bien ne me fâcher avec personne mais d’autre part je ne peux pas rester silencieux et passif quand je constate des énoncés ou des agissements contraires au respect dû à tels ou tels humains. Je risque donc de fâcher mais ne veux pas blesser mon honneur ni celui de quiconque. Aucune controverse ne se passera du respect et du fair-play.

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Page publiée le 24/12/2018
par Christophe Sobottka (“ChSo”)
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